Erin McLeod raconte sa Coupe du monde

On m’a demandé de faire le résumé de la Coupe du monde 2003 aux États-Unis en trois paragraphes. J’ai accepté l’offre car je suis très fière et honorée d’avoir été au sein de l’équipe canadienne, mais je réalise maintenant que cette expérience est difficile à exprimer sur papier.



Notre premier match était contre l’Allemagne. Nous savions qu’elles étaient classées au sommet mondial. Aucune pression, n’est-ce pas ? Nous avons perdu 4 à 1 mais personne au sein du groupe ne croyait avoir joué près de notre niveau habituel.

On m’a demandé de faire le résumé de la Coupe du monde 2003 aux États-Unis en trois paragraphes. J’ai accepté l’offre car je suis très fière et honorée d’avoir été au sein de l’équipe canadienne, mais je réalise maintenant que cette expérience est difficile à exprimer sur papier.



Notre premier match était contre l’Allemagne. Nous savions qu’elles étaient classées au sommet mondial. Aucune pression, n’est-ce pas ? Nous avons perdu 4 à 1 mais personne au sein du groupe ne croyait avoir joué près de notre niveau habituel.



Nous avons ensuite affronté l’Argentine et nous avons été chanceuses de l’emporter, car à nouveau, nous n’avons pas joué à la mesure de notre talent. Honnêtement j’étais inquiète. Nous étions une équipe capable de nous rendre jusqu’au bout mais nous étions en difficulté. Mes coéquipières semblaient être des étrangères et quelque chose devait se produire; nous devions retrouver notre flamme.



Nous avons tenu plusieurs réunions entre nous où chacune a eu l’occasion d’exprimer son opinion sur les raisons de nos contre-prestations. Andrea Neil a légèrement modifié une activité qui nous a rapproché laissant les joueuses avec un nouveau sentiment de proximité. Nous avons réalisé qu’à chaque fois où nous sautions sur le terrain, nous jouions pour ne pas perdre. Maintenant nous voulions jouer pour gagner.



Notre match suivant était contre le Japon, le point tournant du tournoi. Il y avait de l’électricité dans l’air et pour une raison quelconque, je savais que tout allait fonctionner pour nous. Nous avions déjà écrit une page d’histoire en battant l’Argentine mais je crois que cette victoire contre le Japon a marqué la première fois où nous avons ressenti une fierté. Nous étions en route vers les quarts de finale, dans un autre stade, avec une nouvelle équipe.



La Chine est reconnue parmi les plus fortes équipes au monde. Nous avons entrepris ce match sachant que personne ne s’attendait à une victoire de notre part. Ce fut une vraie bataille. Je n’ai jamais autant vu d’individus travailler si fort ensemble. Chacun d’entre nous sur le banc criaient à pleins poumons tandis que les dernières secondes du match s’égrainaient. Nous allions affronter la Suède…



Je crois que ce match (face à la Suède) nous a vraiment crevé le coeur. Nous étions à 11 minutes d’accéder à la grande finale et nous pouvions presque déjà la goûter quand tout a mal tourné. Le déplacement en autobus vers l’hôtel a été fait dans un silence de mort. Rien de ce qui aurait pu être dit aurait pu rendre cette défaite moins amère.



Avec une semaine de repos, le moral des joueuses était meilleur et nous avions hâte de jouer contre les États-Unis.



Les Américaines nous livrent toujours de bonnes batailles. Tout leur alignement est rempli de joueuses connues mondialement. Même si j’haïs l’admettre, leur match était beau à voir tandis que le nôtre ne l’était pas. Les deux équipes ont eu autant d’occasions de l’emporter mais quand Millbrett a inscrit le troisième but contre nous, ce lourd sentiment de défaite a frappé le fond de mon estomac. Nous avions à nouveau perdu contre les Américaines. Nous ne l’avons pas fait sans nous battre et la plupart d’entre nous savaient que ce tournoi marquait le début d’un nouveau parcours pour le Canada. La plupart d’entre nous sommes encore jeunes et nous nous rappellerons tous de notre expérience. Nous aurons beaucoup de choses à prouver au cours des prochains grands rendez-vous.



Nous avons terminé au quatrième rang mondial ce qui n’est pas mal du tout! Nous avons maintenant hâte au tournoi de qualification olympique où nous espérons à nouveau démontrer au monde que nous faisons maintenant partie de l’élite. Je crois que ce qui m’émerveille le plus après cette expérience, est la quantité de soutien que nous avons reçu pendant le parcours. Je n’oublierai jamais le match contre la Chine quand les drapeaux canadiens ornaient les estrades partout dans le stade de Portland. C’est dans des moments comme ceux-là que je suis fière d’être Canadienne et tellement privilégiée de porter la feuille d’érable sur mon maillot.



Erin McLeod

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